SKIKDA : Toilettage des plages


Skikda : Près de 4 milliards de centimes pour l’équipement de 12 plages.

Source : Le soir d’Algérie édition du 15 mai 2006

Le secteur du tourisme sera doté d’équipements au niveau de 12 plages des 6 daïras côtières, à savoir Skikda, Hadaiek, Azzaba, Ben Azzouz, Tamalous et Collo, pour un montant de 39 586 000 DA. Ce montant jamais été dégagé auparavant, le sera au titre du budget communal de Skikda (2 milliards de centimes), des PCD (18 786 000 DA) et du programme sectoriel de la direction de l’hydraulique (80 millions de centimes).
Ces différentes opérations lancées ou en voie de l’être sanctionnent la tenue des réunions du conseil de l’exécutif et de la commission des préparatifs de la saison estivale. Les différentes propositions des trois sous-commissions chargées du contrôle des camps de toile, des plages dans le cadre des concessions et du contrôle des commerces ont trouvé un écho favorable à “l’essor” du tourisme. Les régulières sorties sur le terrain des représentants des instances compétentes, comme l’environnement, la santé, l’hydraulique, les APC côtières pour évaluer les recommandations à concrétiser dans le cadre des préparatifs de la saison estivale, devront aussi fixer, à travers notamment les analyses positifs des eaux de baignade et l’achèvement des équipements indispensables, le nombre des plages autorisées à la baignade pour l’année 2006. A présent, on en compte 17. Bien sûr en incluant la plage Miramar fermée à la baignade pour raison des travaux chapeautés par la direction de l’environnement. Mais on prévoit pour cette année, un nombre de 19 plages qui sera atteint avec la proposition de fractionner la plage de Filfila en trois plages. Il est vrai que près de 5 km de côtes pour une seule plage, est inutile à la longue. Donc la décision d’une augmentation de ce nombre n’est pas une simple “acrobatie mathématique” mais elle répond à un souci de “rentabiliser” de vastes espaces sablonneux et bénéficier également d’enveloppes financières plus conséquentes et nécessaires à leur prise en charge et ce, conformément à la réglementation en vigueur. Le secteur du tourisme de Skikda est fort de ses 140 km de bandes côtières, soit plus 10% de la longueur du littoral national. Il souffre d’un encombrant malentendu “historique” entre des belles plages que l’extraction du sable et une pollution “multicéphale” n’ont pu compromettre l’attractivité de sites paradisiaques, et une politique en matière d’investissement touristique victime d’un manque flagrant d’idées et de motivation à même de contribuer à un essor tant attendu. L’anarchie en plus de l’insécurité qui y ont sévi depuis des années auraient contribué, bien que les chiffres officiels de l’époque essaient d’en atténuer l’ampleur, à faire “fuir” les estivants préférant les wilayas limitrophes comme Béjaïa, Annaba et Jijel, ou on peut trouver le long de leurs plages le minimum requis notamment les… toilettes publiques. Ces dernières, bien qu’au stade des fondations encore, ont fait, par contre, l’objet d’une démolition de la part des services de l’actuelle APC de Skikda en 2003 quelques mois seulement après que Rabah Boumoud ex-FLNiste et ex-délégué de Larbi-Ben-M’hidi eut procédé au lancement des travaux de construction. D’ailleurs ce dernier s’interroge à nos jours sur l’opportunité d’une telle action de… démolition. Il y a lieu de souligner que l’APC de Skikda va entamer des travaux nécessitant un montant de l’ordre de 2 milliards de centimes, ou figurent ceux liés aux… toilettes publiques ! On compte dans ce contexte désigner l’entreprise algéroise qui a été derrière la réalisation des vespasiennes implantées au niveau des plages de Annaba. Les autres travaux concernent l’aménagement et la réhabilitation des chemins communaux et les accès aux plages, l’éclairage publique, construction des postes de vigiles, embellissement des artères à travers la mise en place des plaques de signalisation et d’orientation ainsi que ceux liés à la prise en charge du problème d’eau. Les sites ciblés par ces opérations sont Miramar, le Château vert et le Paradis-Plage. Dans la commune de Filfila, et pour près de 5 millions de DA, des travaux d’aménagement de la piste n°8 seront lancés, ainsi que la construction de trois postes de secours, de deux toilettes en préfabriqué et d’une autre constituée de quatre blocs. La grande plage a la commune de Aïn Zouit ainsi que les plages de la Marsa, Ben Zouit, Tamanar bénéficieront chacune d’un poste de secours dans le cadre du renforcement de la sécurité des estivants. Et dans le même cadre, à Teleza (Collo), on verra la construction d’un sixième poste de secours. D’autres plages verront la réhabilitation de leurs postes de secours déjà opérationnels depuis des années, à l’instar de R’mila 1 à la Marsa, et Ben Zouit à Kerkera. La question de l’eau dont la demande s’accentuera naturellement en été est l’une des préoccupations figurant dans le plan d’action de la direction du tourisme. Son règlement ou non, sera constaté cet été. Des mesures ont été prises dans ce sens. En outre de l’inéluctabilité de faire couler de l’eau dans les robinets des ménages, l’approvisionnement par le biais des camions citernes des régions démunies de réseau AEP, serait aussi le cheval de bataille des pouvoirs publics. La Marsa (R’mila 1), la commune de Djendel (Guerbès) et Kerkera (Ben Zouit) sont les trois ciblées par cette opération. Une quatrième région, en l’occurrence Chréa (la plage de Tamanar) et bien que disposant d’un réseau d’AEP, en sera concernée également. Il y a lieu de signaler aussi que le secteur est confronté à un épineux problème du foncier. Le foncier touristique, qui a été soumis à un grand processus de “dévastation” comme souligné dans le rapport élaboré par la commission des équipements et de l’aménagement du territoire, et présenté lors de la session ordinaire de l’APW. Un élu FLN, abondant dans le même sens, donnera pour exemple la région de Ben-M’hidi, où des espaces de 1500 m2 où étaient implantés des bases de vie, se sont transformés en lots individuels, “la procédure de régularisation administrative s’est faite d’une façon mystérieuse”, dira-t-il. Cela dit, le sort des ZET (zones à extension touristique) est lié à l’existence d’un portefeuille du foncier. Des huit ZET de Skikda, seule celle de la Marsa a été mis en chantier, les autres devront attendre. A compter de cette année, le délai de l’exploitation des plages dans le cadre des concessions sera pour une année et ce, conformément au cahier des charges-type qui est en phase d’élaboration par les services du ministère du Tourisme. Par contre, les bénéficiaires de ce dispositif en l’an 2005 pour une durée de cinq années continueront d’exercer le plus normalement du monde. A titre de rappel, et suite à un appel d’offres national lancé l’an dernier, 10 concessions ont été accordées dont deux infructueuses, à la Grande-Plage et Ben Zouit (Kerkera), les huit autres sont implantées à la Marsa, Tamanar, les platanes (2), Ben- M’hidi (2), Collo (2 : Hôtel Torche et Teleza). Trois autres concessions ont été accordées, suite à une décision du wali. Les bénéficiaires sont les gérants des hôtels classées qui peuvent faire une extension de leurs activités hôtelières à travers une concession d’une plage. Les hôtels sont l’hôtel Es Salem, l’hôtel Bougaroun et l’hôtel Concorde de Saadi Nadir, le gérant du Titanic. A titre récapitulatif, le montant de 39 586 000 DA est destiné à 29 opérations qui seront réparties comme suit : 6 à la commune de Skikda pour 20 millions de dinars, 4 à la commune de Filfila pour 4,81 millions de DA, 8 à la daïra de Ben Azzouz pour 6,28 millions de DA, 2 à Azzaba pour 2,296 millions de DA, 1 à la commune de Aïn Zouit relevant de la daïra de Hadaiek pour près de 900 000 DA, 4 à Tamalous pour un coût de 1,76 millions de DA et 4 à Collo pour 2,56 millions de DA. Les 10 km de côtes de Larbi- Ben-M’hidi et Filfila, les belles plages de Oued Bibi, Oued Tanger, Dem-El-Bagrat de la Marsa (classée l’une des plus plages en Algérie en 1985 par une délégation française du tourisme !), la beauté sauvage et perdue de l’île Siridjina, les sables fins de Marsat Ezzitoune, les plages au sable doré, rocheuses, ornées d’endroits fortement boisés (le cas de Guerbès), de falaises, de presqu’îles, de grottes et autres “divinités” marines, méritent mieux !
Zaïd Zoheïr

Pour revenir sur le portail de Skikda Magazine cliquez sur ce lien:

http://genealogie-colatrella.chez-alice.fr/Monsiteweb/histoires/pages/accueil_histoirespag.html

Publicités
Cet article a été publié dans Actualités et politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s