Les Souris de Philippeville


Pour vous une souris, qu’est ce que c’est ?

Un petit mammifère apprécié par les chats, me répondrez vous . C’est vrai, mais pour nous philippevillois amoureux de la pêche et du Sport Nautique, c’était surtout un succulent petit poisson que l’on péchait au large de Jeanne d’Arc ou de la Grande Plage, par une vingtaine de mètres de fond, avec une monture d’à peine 20/100e, et de tout petits hameçons ; elle était d’une grande voracité ; il n’était pas rare d’en remonter deux et même trois à la fois…Il fallait se méfier de ses dents acérées, et  pour la décrocher, un chiffon était indispensable.

Mais quel régal ! C’est pour nous le meilleur des poissons ! Claude se souvient que sa mère les trempait dans du lait, puis dans la farine pour les faire frire…Et sous la délicieuse peau boursouflée et craquante, se découvrait une chair blanche et ferme au goût unique . Non, vraiment, on ne trouvera pas mieux…

Le cabanon de mes parents situé à quelques centaines de mètres de la piscine de Jeanne d’Arc était notre port d’attache. Mon père avait fait l’acquisition d’un canoë que nous entreposions dans le garage, en contre bas, juste au niveau de la route qui nous séparait de la plage.

Je me rappelle, après une courte nuit passée au cabanon, avoir été réveillé par mon père très tôt, avant même que le jour ne se lève, pour transporter notre embarcation sur nos épaules jusqu’au rivage avant d’embarquer, l’un en face de l’autre, avec nos lignes entre nos jambes. Il ne restait de place que pour les malheureuses souris que nous projetions de remonter des fonds sablonneux.

Elles étaient bien là nos souris, parfois accompagnées d’araignées difficiles à décrocher à cause de l’épine dorsale qu’il fallait neutraliser avant qu’elle ne nous pique. L’étroitesse de notre canoë voulait que nous entassions nos prises entre nos jambes au beau milieu des lignes qui s’emmêlaient inévitablement ; mais quel plaisir de ramener sur le rivage notre butin dont nous allions nous régaler !

La souris plus connue sous le nom de rason est un poisson inoffensif de la famille des girelles. Sa taille ne dépasse pas 18 cm ; elle affectionne les fonds sablonneux ainsi que les eaux claires.

Les adultes ont une tache bleue verticalement prolongée à chaque échelle, la tête a des lignes alternatives d’orange bleu-clair et brunâtre ; les mâles adultes sont plus verts dans la couleur globale et ont une tache noire bleu-affilé sur le milieu du corps dans une région pâle de rosé ou de jaune. C’est au demeurant un très joli poisson.

Jacky

PS : voir également le commentaire de Claude sur le "Cochon" ou "Baliste" (Photo ci-après)

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2 commentaires pour Les Souris de Philippeville

  1. Jacky dit :

    Parmi les nombreux autres trésors marins, après les SOURIS et les COCHONS, tous les Philippevillois se souviennent, du moins ceux qui aimaient la mer, mais quels sont ceux qui n’aimaient pas la mer ? de cette balle ronde qui n’a d’yeux ni de cerveau mais dont la coquille est hérissée de piquants dont certains d’entre nous ont fait la triste expérience. Cet animal à la peau d’hérisson qu’on appelle également la châtaigne des mers n’est autre que l’OURSIN.
    L’OURSIN se cache surtout dans les baies abritées et se camoufle d’algues et de débris organiques alors c’est dans les rochers de l’îlot, sur la route de Jeanne d’Arc, juste avant le tunnel, que j’allais les surprendre. Mais il y avait bien d’autres endroits où trouver nos OURSINS à Philippeville ! C’est ainsi que mon ami Claude me rappelait récemment que lui les dénichait du coté du ravin des lions.
    En regardant bien sous l’OURSIN, on pouvait voir une petite ouverture " La bouche de l’oursin " avec des petites dents pointues et en nous débarrassant de ses piquants nous obtenions une coquille nommée le test. En examinant le test nous pouvions alors constater qu’il comportait autour de l’ouverture, de petites pinces à trois branches.
    Pour le consommer il fallait les ouvrir en deux parties de manière à accéder au corail … un régal du palais !
    Mais gare aux épines ; il fallait se protéger sans quoi la sanction était immédiate.
    Jacky

  2. claude dit :

    Justement,la souris me fait penser au cochon…Quand on pêchait la souris,il n’était pas rare de voir arriver les "cochons "de leur vrai nom "baliste", poissons qu’il n’était pas aisé de mettre à bord car leur machoire puissante leur permettait de couper la monture,et tchao le cochon…Leur chair était comestible, mais rien à voir avec les souris.Leur peau qu’on laissait sécher,pouvait servir d’abrasif tant elle était dure et solide On leur donnait ce sobriquet de cochon car lorsqu’ils étaient pris, ils émettaient des grognements, comme les ‘halloufs" En fait, ils n’étaient pas contents du tout…Mettez vous à leur place !!
    Claude Stefanini
     

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