Le ravin du lion


 

   
Eurafrique-2
envoyé par skikdamag

Tous les  philippevillois, ou presque tous, connaissaient le Ravin du Lion, certains disaient même : le  Ravin des Lions.  Allons y faire un petit tour, histoire de raviver nos souvenirs :

 

    Empruntons, après le phare de Stora, l’étroit sentier qui serpente à flanc de montagne et surplombe la mer, sentier remplacé à certains endroits par des planches branlantes qu’il fallait emprunter avec beaucoup de précautions ; admirons au passage quelques  bancs de mulets argentés qui folâtrent en dessous dans les remous et nous voilà bientôt au Ravin des Singes le bien nommé car autrefois le domaine de ces petits macaques insolents qui bombardaient les promeneurs de toutes sortes de projectiles : je n’ai pas encore un âge canonique, mais je les ai connus, ces effrontés quadrumanes…; continuons jusqu’à la crique suivante, là où se jette, – quel grand mot pour un si mince filet d’eau –  l’Oued Zerga. : Nous y sommes, au Ravin du Lion

                                             Mais pourquoi Ravin du Lion ??

En 1845, un lion semait l’épouvante dans ce ravin de l’Oued Zerga…

Au mois de juin de cette même année, la 5e Compagnie de discipline campait dans le ravin ;

dans la nuit du 18 au 20, MM LECA, DUPIN, ROUSSEAU et le caporal CARILLON, tendaient une embuscade et surprenaient le fauve. M.LECA dans un premier temps, puis M ROUSSEAU faisaient feu sur lui, l’atteignant, mais pas mortellement : il parvenait à disparaître,  perdant beaucoup de sang, ce qui permettait aux quatre hommes de suivre sa trace  et de le retrouver, moribond, au fond du Ravin, où il mourut…

Ce lion faisait depuis longtemps des ravages parmi les troupeaux et terrifiait les populations du ravin ; sa mort fut saluée par des cris d’allégresse par les arabes qui avaient à souffrir de ses méfaits ; ils manifestèrent leur satisfaction par des présents de beurre, œufs, volailles, gibier…que les soldats acceptèrent.

On comprend maintenant pourquoi l’Oued Zerga est devenu le Ravin du Lion…

Ceci est un extrait d’un rapport adressé au capitaine de la 5e Cie de discipline du Camp de l’Oued Zerga par M.LECA  (Archives Nationales d’Outre Mer 1 L 39)

Ce rapport fait mention de  « …sa femelle laquelle l’a gardé pendant toute la nuit … » et dont on ne parle plus par la suite ; il est à supposer que ce couple a engendré une nombreuse progéniture, ce qui donnerait raison à ceux qui appelaient notre ravin le « Ravin des Lions. »

Claude STEFANINI.

 

P.S: Il y a plus de cinquante ans paraissaient la première édition des fables dites bônoises ainsi que des chroniques algéroises d’Edmond BRUA.

A l’époque où Skikda était Philippeville l’Europe n’était qu’un continent et pourtant Edmond BRUA , poète, écrivain et journaliste (1901-1977), évocateur des mœurs et du verbe coloré de « Nos’ ôtes » pieds noirs, rédigeait une poésie en « Pataouète »

< EURAFRIQUE> décrivant, à sa manière, le rapprochement de l’Afrique et de l’Europe. Prévision ou prédiction ?

Alors si vous souhaitez connaître cette histoire veuillez cliquer sur ce lien :

http://www.dailymotion.com/video/x19d7a_eurafrique2

 Avec toute mon amitié Jacky COLATRELLA

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