Philippeville (Skikda) deux ans après … !


Mon ami Claude Stefanini n’a pu résister à l’envie de revoir une fois encore cette terre qui nous a vu naître, qui nous a accompagnés du berceau au bateau !

Je vous invite à prendre connaissance de son récit chargé d’émotion mais aussi d’un grand bonheur.

Je vous souhaite une excellente lecture.

A très bientôt sur SkikdaMag.

Bien amicalement

Jacky

P.S : Vous pouvez également visionner « l’album photos » de ce voyage dans la rubrique « photos ».

 

Philippeville (Skikda) deux ans après … !

 

1e septembre 2007, 14 h : le 767 d’Air Algérie se pose en douceur  à Aïn El Bey : nous voilà, 2 ans après, de retour sur notre sol natal, accueillis par Amor, un ancien élève.

Environ 16h : après un trajet où, sirènes hurlantes, un véhicule de police nous a ouvert la route, nous posons nos valises à l’hôtel Salem à Skikda : c’est toujours avec une réelle émotion que nous redécouvrons depuis la fenêtre de l’hôtel, le port, la baie, Stora, Srigina, la « macaque », immuables témoins enchâssés dans leur lumineux écrin  bleu turquoise…

   D’une manière générale, notre séjour a été positif : accueil toujours chaleureux et spontané, retrouvailles avec des anciens que nous apprécions tant, tel le fidèle GUETTAF Souna, le talentueux joueur de l’Etoile qui nous tiendra souvent compagnie, Moussa, Salim qui s’occupe (bien) de l’entretien du cimetière, ou Mériem, l’amie de Paul.

Nous sommes heureux de constater que les rues sont mieux entretenues qu’en 2005 ; un réel effort a été consenti ; c’est encourageant ! Même remarque pour le cimetière, dont les allées ont été débarrassées de la véritable jungle qui les envahissait : on peut maintenant y circuler facilement ; merci à Salim, de l’association « In Memoriam » !

Au marché, où se presse une foule nombreuse et colorée,  les étals regorgent de fruits, légumes, épices, semoules, olives, poulets…Quel changement !

Un concours de circonstances favorable nous permet de pénétrer dans le théâtre municipal où répète un orchestre skikdi qui va se produire à Alger ; le théâtre est tel que nous l’avons connu : une bonbonnière, une splendeur !! Les musiciens nous invitent à les écouter et confortablement installés au parterre,  nous vivons un instant privilégié : le temps s’est envolé et nous sommes revenus 60 ans en arrière, à écouter Gilbert Bécaud, assister à la représentation de Carmeno Tollo ou à celle de la Passion jouée par l’ASCP…

La gare, qui ne reçoit plus de voyageurs, a encore belle allure !

Nous allons nous baigner dans une crique minuscule, juste avant le Ravin des Singes : l’eau est limpide et tiède, et le frileux  normand que je suis devenu s’y glisse avec délice … A Jeanne d’Arc, la mer est démontée, la baignade interdite ; dommage ! Nous profitons quand même du soleil et du sable chaud…

Journée privilégiée que celle passée à Auribeau, le dernier village où j’ai enseigné ; mes anciens élèves nous ont conviés à une journée retrouvailles superbement organisée par Aïssa et Amor : la salle de classe a été remise en état, les « élèves » s’assoient comme autrefois, nous bavardons, évoquons le passé, on me remet en mémoire des anecdotes que j’avais oubliées…Instants d’un total bonheur partagé !! Puis c’est un plantureux couscous, roulé à notre intention par la maman d’Aïssa,  fidèle parmi les fidèles ; la graine est du velours, les légumes fondants, la viande tendre à souhait… et je ne peux résister au plaisir d’en reprendre plusieurs fois… Après le déjeuner, sous la conduite d’Amor, nous allons faire un tour dans la campagne, retrouver les « bourricots », les figues de barbarie et les sources qui alimentent le village. Un enchantement !!

Deux points négatifs à déplorer cependant :

L’hôtel Salem n’est plus ce qu’il a été : si le service est resté acceptable et la nourriture correcte, la tenue des chambres laisse à désirer et le bâtiment se dégrade, des prises de courant pendent hors de leur boîtier, un ascenseur s’obstine à remonter dès qu’il est arrivé en bas…

Et on nous a « octroyé » un policier en civil qui ne va plus nous lâcher d’une semelle et s’inviter même chez les amis qui nous reçoivent…Quel est son rôle ? On nous a dit : sécurité…Je n’y crois guère : en cas d’agression, dans les rues grouillantes de monde où nous nous déplaçons à plusieurs mètres les uns des autres, il n’aurait même pas le temps d’intervenir quand bien même il s’apercevrait de quelque chose…et  il n’est pas armé… !! Alors ???  Toujours est il que cet « accompagnement a été très désagréable et que dans les mêmes conditions, je ne retournerai pas à Skikda : on ne s’y sent pas libre…

A Constantine par contre, où nous avons passé un après midi avant notre départ, il nous a été possible de circuler sans contrainte, et nous avons pu visiter, grâce à l’obligeance d’un gardien, le splendide Palais du Bey, pourtant en cours de réfection.

                          A croire qu’à Constantine, on ne risque rien… !!Claude Stefanini

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Un commentaire pour Philippeville (Skikda) deux ans après … !

  1. Mim dit :

    Vous ne risquez rien à Skikda, ça je peux vous l’assurer (agression, insécurité… Etc, tout ça c’est du barratin) néanmoins les pickpockets comme partout dans le monde même à New York et là il faut juste rester vigilant. Amicalement

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