La pêche aux arapèdes entre Philippeville et Stora


SALADE  D’ARAPEDES et souvenir,  

Soit pour une bonne salade d’arapèdes :

 Il faut réunir avant tout le personnel de ramassage, de préférence au printemps un dimanche après un bon repas de midi. Papa fait la sieste et de toutes façons il n’aime pas les ballades à pieds ni en calèche, ni… Restent les enfants et les invités du jour, Tata Mathilde, Tonton Jean et la cousine. Au fait il est où Tonton, à la sieste bien sur… passons. Reste donc les forces vives : maman, la cousine Annie et les 3 des 4 frères comme on peut le voir sur la photo prise par Tata, datée de l’été 1947, Fernand, Jean-Pierre, et moi Gérard.

Départ de la maison rue du Zéramna à pieds, c’est normal il n’y a pas d’auto chez nous, les calèches n’ont pas encore de portable devant le Théâtre, quant au taxi c’est quelque chose que l’on ne connaît pas chez nous, certainement à cause du prix. Direction Stora vers les premières plages où se trouvent des rochers, car nous avons une arrière pensé dès le départ de la promenade : Les couteaux, sans lesquels pas de ramassage d’arapèdes, comme  bien d’autres récoltes, en automne les champignons vers le Saf-Saf, les asperges vers le Skikda face à la mer, les cyclamens et les « poreaux » sauvages en hiver route des 4 chemins. Quels programmes !

Chacun son endroit chacun sa méthode, le but : en avoir suffisamment pour cette fameuse salade que maman faisait. Une fois la récolte faite, le 4 heures absorbé, les jeux finis et la baignade presque prise malgré que ce ne soit pas le but du jour, le retour est plus difficile même avec un arrêt chez « Fidanza » roi du Créponnet dans un petit verre servi sur la terrasse. C’est une bonne halte pour se reposer avant que la famille ne se sépare, Tata et la cousine bifurquent à cet endroit pour rentrer chez elles. Et le Toton ? Comme dab après la sieste il a rejoint ses pénates ? Quant à la salade c’est très simple, une fois enlevée la coquille les arapèdes sont bouillies, égouttées et misent dans une vinaigrette agrémentée d’ail et de persil, facile non ? 

N B : Ne pas oublier d’emporter une aiguille à coudre pour enlever les éventuelles épines d’oursins plantées dans les pieds, préalablement massés à l’huile d’olive pour faciliter leur sortie. Récit souvenir de :

Gérard Boutonné

Cliquez sur la photo pour l’agrandir et vous verrez Gérard, à droite, en 1947 …

Jacky

 


 

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