DEHBIA Lyliane



DEHBIA
Et
MARTHE BALLOY,
une
GENEREUSE AURIBEAUDOISE

Début année 1940, à Auribeau.

Qui, à Auribeau, ne connaissait pas Dehbia, une mère de famille modeste qui gagnait sa vie comme elle pouvait ?
Poursuivie par une ribambelle de gosses, comme savaient en faire nos Moukères, elle se démenait comme un diable pour rassembler le peu d’argent pour nourrir sa progéniture et aider ainsi son époux Mekki Tobal qui n’est plus un inconnu: c’est lui qui a jeté une fourche du haut de la batteuse, qui a asséné un coup de tête à son ânesse et qui est mort au fond d’une cuve à vin…
Dehbia œuvrait sur plusieurs fronts à la fois, et se débrouillait d’ailleurs mieux que lui. On la voyait tantôt à la laverie publique au bas du village, un grand bassin avec une table en ciment, à proximité du hangar à matériel de la coopérative agricole, tantôt à la laverie du centre du village où les habitants et des militaires du contingent lui confiaient des balles de linges et des treillis à laver qu’elle leur rendait, après séchage, en fin d’après-midi.
Fort appréciée pour son efficacité et son goût de l’ouvrage bien fait, elle était sollicitée aussi pour entretenir des demeures au village; infatigable bout de femme, elle ne rechignait pas à la tâche; c’est ainsi qu’elle avait servi dans une maison bien connue de chez nous dont le portail d’entrée, fleuri d’une exubérante glycine aux grappes de fleurs mauves – encore en vie -, était flanqué de deux pompes à carburants, l’une pour le pétrole lampant à l’usage des ménages qui s’éclairaient encore à la lampe à pétrole et plus tard au quinquet et de quelques mobylettes utilisées par des agriculteurs pour se rendre aux champs, l’autre pour l’essence à l’usage des engins agricoles.
Dans cette jolie maisonnette encore debout, gardant la même silhouette comme pour défier le temps, vivait un couple d’un certain âge, Mme et M. Alidor Balloy, leur fils Alain et leur petite fille Ginette qui avait perdu sa mère dans son jeune âge et que l’on croyait leur fille ; elle l’était en fait puisqu’au village on ne lui connaissait pas d’autres parents.
Ces vénérables personnes étaient souvent entourées de leurs enfants et petits-enfants qui affectionnaient particulièrement la compagnie de leurs grands–parents, un nid douillet où tout un chacun pouvait se reconnaître, où tout était permis ; chez les grands parents il y avait toujours de bonnes choses réservées aux petits, sur des coins de table ou de buffet, des douceurs à la saveur inoubliable : oreillettes des jours de Fête, croquants sousamiels et parfois des brajes ou de la mechehda (mille trous) offerts à l’occasion des Fêtes du printemps et de l’Aïd par les employés considérés comme membres de la famille et qui en retour en partageaient les repas ; ces délicieuses gâteries étaient souvent malicieusement dissimulées sous des couvercles pour aiguiser la gourmandise des petits.
Cette ancienne famille Auribeaudoise possédait des terres :une orangeraie à gauche du pont sur l’Oued- Mechakel, où jadis se profilait la margelle d’un puits connu pour son eau limpide et fraîche ; le verger donnait à la saison de grosses mandarines boursouflées au goût légèrement acidulé, d’exquises clémentines et des Thomson parfumées; en face de l’orangeraie, un coteau planté d’oliviers bordé de cistes et de lentisques, s’étendait face à l’oued, vers Ghadjetta et Lannoy; à droite après le pont, en allant vers Bône, se nichaient un vignoble et un lopin de terre riche des alluvions que déposent chaque année les crues de l’Oued, où jadis ils cultivaient le tabac mis à sécher dans des hangars en tôles ondulées élevés au flanc du coteau d’oliviers, face à l’Est pour recevoir les premiers rayons de soleil, que les propriétaires et leurs employés appelaient avec connivence « zinguel »; le père se rendait à la propriété tôt le matin dans une jolie calèche tirée par son fier cheval « Jupiter ». C’était une famille laborieuse et estimée.
Comme la plupart de ses coreligionnaires, Dehbia habitait à quelques lieues du village, dans une de ces déchras (groupe de maisons en bois, couvertes de chaume ou de diss) disséminées tout autour.
Lorsqu’elle se rendait chez ses employeurs, elle portait sur son dos, maintenu par une large écharpe, Derradji, un bébé de quelques mois; cette manière de porter un enfant en bas âge, commune à toutes les mamans, dans nos douars, leur permettait de s’acquitter des tâches ménagères.
Derradji était nourri au sein maternel, jusqu’au jour où sa mère n’eut plus de lait comme il arrive souvent chez une mère sous-alimentée et de surcroît se dépensant au-delà de ses forces; c’était le cas de Dehbia qui avait plusieurs « fers au feu ». Son enfant dépérissait de jour en jour et le médecin ne lui donnait plus longtemps à vivre.
Marthe Balloy, qui s’était liée d’amitié avec Dehbia, l’avait surprise versant des larmes, pleurant déjà le sort qui attendait son enfant. Touchée par la détresse de Dehbia, dans un élan de générosité et d’humanisme, Marthe avait offert à son amie d’allaiter Derradji au côté de son fils Jacques qui malgré ses deux ans continuait-par gâterie-de prendre le sein de sa mère. Sauvé d’une disparition prématurée au bout de quelques jours, Derradji reprit des forces et des couleurs, et devint un gros bébé joufflu, aspect qu’il a gardé même à l’âge adulte ; devenu un homme en bonne condition physique, il a fondé un foyer, a eu des enfants à son tour, il a aussi servi loyalement, d’une certaine manière, ses bienfaiteurs à qui il doit la vie et le bonheur de ses parents.
Récemment en évoquant son histoire avec nous, Derradji est resté perplexe: il se souvient que Dehbia sa mère, de son vivant, rappelait souvent à ses enfants et aux femmes du voisinage le souvenir de Marthe Balloy qui fût son amie et sa bienfaitrice dans la détresse, elle l’appelait affectueusement « Markoune » ; devant nous, ses anciens camarades de jeux, la tête baissée par dévotion à cette seconde mère qui lui a sauvé la vie, il a demandé de ses nouvelles ; il était triste de ne pouvoir la revoir, mais visiblement heureux que sa sœur et son frère de lait se soient souvenus de lui et de sa mère.
Emerveillés et admiratifs devant tant de générosité ouvrant ainsi la voie à une véritable fraternité désintéressée, les anciens Auribeaudois encore en vie, hommes et femmes se souviennent encore maintenant de cette belle histoire que Lyliane Raboutot et son frère Jacques , deux Auribeaudois enfants de Marthe Balloy-Raboutot, viennent partager avec nous en prenant des nouvelles de la descendance de Dehbia ; il est vrai que notre communauté accorde une signification particulière à cette parenté et qu’au-delà du lien affectif qui se crée en pareille situation, chez les musulmans, le lien de l’allaitement est aussi fort et aussi sacré que celui du sang, ainsi une sœur et un frère de lait ne peuvent s’unir par le mariage.

Maintenant les anciens et les générations suivantes, avides des légendes qui ont fait l’âme d’Auribeau se souviendront désormais de Marthe Balloy-Raboutot qui nous a quittés en février 2009 à l’âge honorable de 96 ans, entourée des siens, en sachant dans sa retraite, loin de son pays natal, de son village, de sa maison, loin de ses amis d’ici qui ne l’ont pas oubliée, que son autre fils Derradji a de tendres pensées pour elle.

Que dire, que penser de cette belle leçon d’humanisme et de générosité qui n’était pas unique dans notre Algérie d’antan ? et de cette symbiose, de cette osmose qui faisaient s’entremêler nos deux communautés, si ce n’est entretenir et perpétuer le souvenir, faire connaître leur histoire et la transmettre à notre descendance qui un jour, nous en sommes convaincus, marchera sur les pas de ses illustres aïeux qui ont commencé à bâtir en commun un beau pays ; dans son sein se seraient lovés tous ses enfants, dans le même creuset se seraient fondues toutes nos diversités pour donner un peuple nouveau vivant dans l’égalité de tous ses membres, respectant les spécificités religieuses et culturelles de l’autre…

TOUT ETAIT POSSIBLE

L’exemple contemporain nous vient de l’Afrique du Sud, la Nation Arc-en-ciel multiethnique, autrefois déchirée par les luttes fratricides qui désormais fait l’admiration du monde pour sa mosaïque culturelle et humaine vivant dans la concorde.

Mais l’histoire qui a ses propres lois en a hélas décidé autrement…

Amor MOUAS, enfant d’Auribeau.


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32 commentaires pour DEHBIA Lyliane

  1. yala kamel dit :

    saha ramdhanak ghani.j’espère que tu vas bien..je vais anticiper et te dire bonne fete de l’aid ainsi qu’a tous les auribeaudois..

  2. AURIBEAUDOIS dit :

    SAHA RAMDANEK AMOR VRAIMENT TU A LAISSER UN GRAND VIDE PARMIS LES AURIBEAUDOIS

  3. AURIBEAUDOIS dit :

    A VOUS DE MEME JE TE SOUHAITE UNE BONNE ANNEE 2015 MEME JE VOUS DIT ( ASSEGAS AMEGAS))

  4. yala kamel dit :

    salut..la fin de l’année 2014 est proche.et déja 2015 se profile a l’horizon.alors je profite de cette occasion pour présenter a tous les auribeaudois.mes meilleurs voeux .de joie.de santé.et de prospériré.en espérant que la nouvelle année 2015 sera meilleure sur tout les plans..je ne terminerai pas sans saluer exceptionnellement Mr Amor Mouas.qui a eu la gentillesse et l’amabilité de me reçevoir chez lui et me consacrer un peu de son temps précieux.j’ai découvert un homme modeste et chaleureux.je n’oublierai jamais cette rencontre.du fond du coeur merci Mr MOUAS..vous etes un grand homme..

  5. AURIBEAUDOIS dit :

    saha kamel pour mois tout sa c’est une vériteé ce ni pas une demagogie je te parle du fond de mon cour.passe un coucou pour ton fils qui est marier derniérement ton amis ghani

  6. yala kamel dit :

    bonsoir ghani et saha ramdhanak. je suis vraiment tres content de savoir qu’il y’a quelqu’un quelque part qui pense a moi..et qui me traite de généreux auribeaudois..cela me fait vraiment chaud au coeur. merci..a bientot

  7. AURIBEAUDOIS dit :

    (( KAMEL MERCI BCP D’AVOIR ME DONNER L’OCCASION DE VOUS DIRE QUE TU EST UN GENEREUX AURIBEAUDOIS ))

  8. AURIBEAUDOIS dit :

    salut kamel tu est perdu dans la lune ou quoi. prcq j’attend tjrs tes écries merçi kamel

  9. auribeaudois dit :

    kamel je vais te dire un témoignage de mon profond que mr mouas,amor est un mouloud feraoun d’auribeau ,sans jeter des fleures prcq c’est un vrais enfant dauribeau

  10. auribeaudois dit :

    salut ami kamel,je vous précise pour mr boudekhana il est mort par un arret de coeur en 1978 lors du match en coupe du monde (tunisie-pologne).kamel si tu veux quelques chose d’auribeau n’hésiter de me le dire je suis a votre disposition. grand bisou de la part de moufdi behloul.amicalement kamel

  11. yala kamel dit :

    salut ghani; je constate que tu es le seul auribeaudois qui active sur ce site.merci pour l’info que tu m’as bonné ..je me souvient ge mr Boudekhana!je crois meme qu’il est mort en regardant un mach de foot:n’ayant pas supporté la défaite de l’équipe nationale:il fut térassé par un arret cardiaque..a bientot..salutation

  12. auribeaudois dit :

    salut kamel, vous avez oublier un ancien maitre qui a éxercer longtemps a auribeau les annes 1970 il s’appel mr kahel il est d’el-milia maitre de français et aussi sans oublier le defunt BOUDEKHANA, ammar le beau fils de ammar blek. moufdi te passe un grand salut

  13. yala kamel dit :

    Mr Mouas ,vous avez pratiquement épuisé tout les sujets concernant les us et coutumes des auribeaudois de l’époque coloniale,mais aussi évoqué le courage et la bravoure des hommes qui ont participé au 2 guerres mondiale dont Mr T. Hocine plus connu sous le sobriquet d’el 3ayeb.que dieu lui prete longue vie.Mr mouas,j’ai envie d’écrire un petit récit sur l’école mixte d’auribeau des années 60_70.et pour ce faire il me manque certaines informations pour concrétiser ce projet..il me manque surtout les noms des enseignants ayant éxercé pendant ces années la..je me rappelle de certains.dont vous .mr mouas..hani amar…mme khatab ghania..chaouch mabrouk(chaabane) mansouri abdelwahab..maconni..si quelqu’un peut me fournir des informations sur ce sujet..je lui serai tres reconnaissant..alors j’attend..merci d’avance.
    Réponse

  14. yala kamel dit :

    Merci Ghani, je dois t’avouer que ton message m’a fait vraiment chaud au coeur. en tant qu’auribeaudois je te souhaite de profiter pleinement de ta retraite, moi je vis actuellement à Alger,mais sincerement je pense souvent à mon village natal, je te revois en compagnie de mokhtar kouzi arpentant la rue de la cave, vous formiez un duo d’enfer n’est-ce pas. moi aussi je t’aime beaucoup..passe le bonjour à Moufdi et dis lui qu’il me manque. la semaine passée j’ai rendu visite a ma mere..j’ai voulu prendre des photos de la salle des cours de l’ancienne bâtisse. et la en arrivant devant la salle, je reste ébahi, le bloc qui servi d’habitation de Mr le directeur de l’école et les 2 salles de cours sont dans un état de dégradation incroyables..j’ai pleuré en voyant ce symbole du savoir qui a contribué à la formation de dizaines de cadres. Auribeaudois faites quelques choses..pour restaurer ce bâtiment..à bientot..

  15. auribeaudois dit :

    salut kamel , je suis ghani bendjemil maintenant je suis retraité je suis toujours avec behloul,moufdi le fils de votre défunte qui habite a berrahal .kamel tu ai toujours graver de nos coeurs personne na ta oublier et tojours tu es dans les coeurs des vrais auribeaudois.ghani qui t’aime bcp.salutations

  16. yala kamel dit :

    Les vrais Auribeaudois connaissent tous le défunt Mekki et son épouse dehbia.ainsi que leur fils derradji..MEKKI est mort a l’intérieure d’une cuve alors qu’il piquait une sieste…a la cave coopérative…je connais aussi toute la famille Bendjemil.oncle tahar que dieu lui prete longue vie.ainsi que les enfants..rachid..zouzou..ghani..je ne terminerai pas sans saluer monsieur AMOR MOUAS..et tout les maitres émirites qui nous ont éduqués et inculquér le savoir..nous.vous sommes éternellement reconnaissant Messieurs..un auribeaudois qui vit loin de son village natal..je suis surpris par la nostalgie..j’ai les larmes aux yeux..j’arrete-la..

  17. auribeaudois dit :

    Hello mister Mouas, je vous demande de bien vouloir de m’envoyer par même voie le texte illustre compatriote intitulé ((labours à Auribeau)). Grassiasse Mouloud

  18. auribeaudois dit :

    salut amor : ce proverbe vrais ou ,faut d’aprés votre réaction(( dure-dure d’etres un auribeaudois.

    • Mouas dit :

      Bonsoir Auribeaudois
      Pourquoi « dur ,dur… » En ce qui me concerne ,il m’est particulièrement doux d’être un inguérissable Auribeaudois… et je ne suis pas le seul, comme en témoignent les nombreuses appréciations de nos compatriotes d’ici et de là-bas . Salutations

      • auribeaudois dit :

        monsieur mouas, il faut comprendre le dur dans le sens de positif et non dans le sens négatif, parceque c’est dur de trouver un vrais auribeaudois ratacher a son village comme vous.je vous parle au fond de mois.. merçi d’avoir me permet de vous dire merçi auribeaudois.salutation.

  19. auribeaudois dit :

    Salut Amor, je vous remerçie beaucoup pour le geste de bravoure que tu a fait avec mon père (visite à lui) et je vous demande de nous faire d’autres témoignages sur notre village. Merçi d’avance Amor

  20. Mouas dit :

    Sous le ciel d’Auribeau,un recueil de poèmes, a été écrit par Mme Eugénie Pofilet,l’épouse de Mr Pofilet (Boufila pour les Auribeaudois) ,une ancienne institutrice Auribeaudoise dans les années trente ;hélas personne n’en possède un exemplaire ;je l’ai eu entre mes mains et l’un de mes jeunes frères me la » égaré »…Par contre j’ai gardé un beau texte de cette illustre compatriote intitulé « Labours à Auribeau » .

    • Pandolfo Bénito dit :

      Bonjour à tous :: C’est la premiére fois que je parcours ce blog. J’avoue sans honte que j’en étais au bord des larmes. Toute cette amitié perdue à jamais , à cause de quelques dirigeants de l’époque qui n’ont jamais rien compris au probléme de l’Algérie . Nous aurions pu être et rester heureux , même aprés l’Indépendance. A 74 ans , je n’ai grâce à Dieu aucun souci de santé. J’ai déjà fait 4 voyages à Philippeville ( Skikda ) et je compte en faire un en Mai 2013 Je ne sais qui disait un jour  » On peut arracher un homme à son Pays , mais on ne peut pas arracher du coeur de l’homme l’amour de son Pays « . A la réfléxion c’est peut être moi !!! Bien amicalement à tous . B.P.

  21. bendjemil dit :

    Monsieur Mouas, Amor s’il vous plait je vous demande de me donner plus de précision sur cette
    dame (DEHBIA) de la part d’un auribeaudois qui vit loin de son village natal. merci beaucoup fils
    de « ASSILA »

    • Mouas dit :

      Bonsoir Bendjemil
      Dehbia fut l’épouse de Mekki Tobal,dont l’un des trois fils s’appelle Derradji
      connu à Auribeau sous le sobriquet de « L’ Habri » ,c’était un bon danseur de Twist ,qu’il avait appris dans les foyers militaires;il était très estimé et souvent invité aux mariages pour animer de son art la fête.
      Cette semaine j’ai rendu visite à Tahar Bendjemil , il était content de me revoir un demi-siècle plus tard…
      Salutations Auribeaudoises

      • bendjemil dit :

        merçi amor d’avoir pris mes souhaits en consédiration et aussi je vous demande c’est vous avez un livre son titre est « sous le ciel d’auribeau » dont j’ignore son écrivaint . merçi pour une eme fois

  22. Gilles du Montplaisant dit :

    Merci Amor de ton chaleureux message et également de ta généreuse invitation pour une visite au pays de naissance.
    A 72 ans, quand la santé fait défaut, il est difficile de tenter de réaliser certains rêves. Je souhaite à toutes celles et tous ceux qui ont l’opportunité de faire le voyage, de s’abreuver de paysages, d’air, d’amitiés partagées. Nous lirons les riches commentaires des uns et des autres.
    Pour ma part, je continuerai de voyager virtuellement grâce à cette merveille technologie qui nous permet aussi de retrouver ou de découvrir des amis.
    Sincères amitiés,
    Gilles

  23. Gilles du Montplaisant dit :

    Bonjour Amor,

    Un élan de fraternité m’a fait te tutoyer. Je souhaite la réciprocité.
    Tu cites LANNOY ; je conserve de ce village ce doux parfum de quiétude. J’y ai enseigné durant l’année scolaire 60-61. Madame CHAMBARD était notre directrice et il se peut que tu aies connu cette remarquable institutrice.
    Le temps a passé mais le coeur continue d’embrasser ces fraternités vécues. Par Internet, je « survole » souvent ces lieux chers et je « voyage » dans le temps …
    Amitiés,
    Gilles

    • Mouas dit :

      Bonsoir Gilles
      Pourquoi » survoler  » virtuellement ces lieux qui ont une charge affective certaine pour toi ;pourquoi pas un pèlerinage comme l’ont fait de nombreux compatriotes PN et pour certains qui continuent à le faire chaque année.D’ailleurs j’attends la venue d’Elyette Filloz ,une amie d’enfance, et son compagnon Dominique pour le 22 Avril prochain. Je t’ invite ,nous t’invitons donc cordialement à te joindre courant 2012 (à partir d’octobre) à nos amis qui projettent de faire le voyage . Il y a désormais à Auribeau le gite et le couvert pour tous ceux que la terre natale appelle. Si tu es tenté ,ce que je souhaite, on pourra organiser le séjour pour le rendre le plus agréable possible.

      Sincères amitiés.
      Amor

  24. Stéfanini Bernard dit :

    Très émouvant récit, belle écriture, sans fioriture et sincère,J’aime beaucoup
    Salut cousin

  25. Mouas dit :

    Bonsoir M.GILLES

    Je vous remercie d’être à chaque fois le premier à apprécier les récits de nos compatriotes PN et les miens aussi. Vous avez raison ,M. GIlles, d’appeler de vos vœux les opportunités qui existent pour revigorer les liens distendus par un demi-siècle de silence, mais jamais réellement interrompus, entre nos trois communautés .
    Je profite aussi pour apporter des éclairages concernant les deux photos d’époque ( années 1930) illustrant le récit qui m’ont été remise gracieusement par Lyliane.
    Sur la photo du haut , prise non loin du carrefour menant à Lannoy, on reconnait la route ,à contre sens , vers Bône . Au flanc de la colline ,à droite sur la photo, »le zinguel » évoqué dans le récit où était séché le tabac.
    L a photo du bas représente l’orangeraie et en arrière plan le coteau d’oliviers.
    Amitiés.
    Amor – D’Auribeau / Aïn -Charchar.

  26. Gilles du Montplaisant dit :

    Après « les cyclamens d’Aïn Zitari », voici une nouvelle bien belle page. Merci Amor de ce chaleureux témoignage. Que le Ciel te permette de pousser cette exclamation « Tout était possible », non pas à l’imparfait mais au temps présent : « Tout est possible » !
    Il a été dit et est répété aujourd’hui : « Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté ».
    Gilles du Montplaisant

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