PHILIPPEVILLE raconté par Jean Claude ROSSO


Chers fidèles lecteurs de SkikdaMag,
Jean Claude ROSSO vient de réaliser un magnifique PDF sur notre cité : « PHILIPPEVILLE » ; située à 345 km à l’Est d’ALGER et à 72 km à l’Ouest de BÔNE (sa rivale) et à 65 Km au Nord-est de CONSTANTINE, son chef lieu départemental.
Il retrace, fidèlement, l’histoire de notre ville à travers les siècles.
De l’époque Phénicienne, où la ville se nommait TAPSUS du nom du fleuve dont elle était voisine et qui coulait entre les deux collines du BENI-MELEK et du SKIKDA. Puis dans l’antiquité Punique, RUSICADA « Le Cap du Phare » succède à TAPSUS. La Colonie Romaine laissa une profonde empreinte. La Voie des Tombeaux de RUSICADIA à STORA, dit bien l’importance du rôle que joua RUSICADA à cette époque.
Les citernes construites par les Romains ont servi encore au milieu du 20e siècle, à l’alimentation en eau potable de la ville de PHILIPPEVILLE. A l’endroit même de la place MARQUE s’élevait un jet d’eau de 4 mètres de haut produit par la pression des eaux qui s’écoulaient des citernes construites sur les collines du BENI-MELEK, 18 gradins les déversaient à la mer. Du Théâtre « le plus grand découvert en Algérie » partait un souterrain qui aboutissait au port.
De la belle romaine devenue ruine, le général VALLE ne trouva que de misérables gourbis en 1838. Le Génie militaire dresse les plans de la future cité. A l’Est, l’armée aura ses bâtiments, casernes, arsenal, écuries. A l’Ouest s’étageront les résidences civiles. Le ravin séparant les deux portions deviendra son axe central et débouchera face à la darse. La ville devint, en 1838, PHILIPPEVILLE issu du nom du Roi des français d’alors.
Un état sanitaire épouvantable régnait, provenant des marais qui infestaient toute la plaine du SAF-SAF jusqu’à EL-ARROUCH. Dans les premiers mois de 1839, huit cents émigrants s’installèrent dans des baraquements. Ces condamnés à mort, héroïques, méritent mieux que l’oubli, car c’est grâce à leur sacrifice anonyme que cette région que les Turcs « N’ONT JAMAIS PU FRANCHIR » est devenue l’une des plus belles et des plus fécondes de l’Algérie..
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture du document transmis par Jean Claude ROSSO que je remercie, au nom de tous, pour ce remarquable travail.
Bien à vous,
Jacky

Doigt animé

12-Réalisation du port

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4 commentaires pour PHILIPPEVILLE raconté par Jean Claude ROSSO

  1. ANNIE TERRANOVA dit :

    Très bon travail de recherches historiques… Je suis contente d’avoir relu tout cela et comme je voudrais que certains adhèrent à ces faits qui sont récusés par beaucoup ! Pourtant un gigantesque effort a été fait -je dirais même un travail de titans- pour rendre salubre la contrée et la faire fructifier à tous niveaux ! Ce qui est dommage c’est qu’actuellement Philippeville périclite pour ne pas dire l’Algérie tout entière ! Félicitations sincères pour le travail accompli par M. ROSSO.

  2. Gilles du Montplaisant dit :

    Remarquable travail de recherches, de classements, d’analyses. Bravo à l’auteur Jean-Claude ROSSO.
    Ce document fait référence dans le descriptif de l’histoire de notre chère ville.

  3. Cecchi jacky dit :

    Merci mille fois et bravo pour ces travaux de recherches. Ils ravivent quelques dates oubliées de la création de notre pays. Mon grand père, Gaëtan Diméglio a travaillé à l’école d’agriculture jusqu’en 1960.
    Encore bravo, amitiés Philivilloise
    Jacky Cecchi

  4. Boutonné dit :

    Bravo Jean-Claude pour cette belle présentation de notre ville, bien racontée, bien documentée, un sacré travail de mémoire de recherches et compilation.
    Avec une remarque en ce qui me concerne ; pour avoir passé 3 ans a l’École d’agriculture pendant la période des « évènements » j’atteste que sans la présence de l’armée et en particulier
    LA LÉGION ÉTRANGERE pour garder la ferme et les bâtiments de l’internat, je n’aurais jamais pu obtenir mon diplôme et avoir la carrière agricole que j’ai eu, car en effet le grand canal d’arrosage qui passait a coté servait aux fellagas pour passer d’une colline a l’autre et en profitaient pour tirer quelques rafales sur les bâtiments. Honneur a la Légion.
    Ce n’est pas un rectificatif mais une info que seuls quelques élèves de l’E A P et Légionnaires peuvent attester.
    Avec toutes mes félicitations pour ce remarquable travail. Gérard Boutonné, Bouns pour L’EAP

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