HERBILLON


Chers amis et fidèles lecteurs de SkikdaMag,
Aujourd’hui c’est d’Herbillon qu’il va être question grâce à la générosité de Jean-Claude Rosso.
HERBILLON, aujourd’hui Chetaïbi, est située à une quarantaine de km à l’Est de Philippeville (Skikda).
Depuis le cap de Fer jusqu’au cap de Garde la côte déroule une longue série de falaises couronnées par les pentes rapides du massif de l’EDOUGH.
Cette perle du littoral, créé en 1869, semble sommeiller au creux d’une baie profonde. La population vit à son propre rythme derrière les murs naturels que forme le massif de l’EDOUGH. Cette charmante localité fut tour à tour nommée TACATUA dans l’antiquité, TAKOUCHE par les conquérants Arabes, et HERBILLON par les Français.
Le village a pris le nom d’un officier général, (Emile) HERBILLON, qui a participé à la conquête de l’Algérie, pour honorer sa mémoire et ses excellents services rendus.
Ce petit village, bâti en gradin, a conservé son cachet d’antan : la corniche, le petit port, la jetée, les barques et les filets de pêche sur le sable, les forêts d’eucalyptus, de pinèdes et de chênes, les fleurs de champs parfumées, la « fontaine romaines » (aujourd’hui disparue), la blanche coupole qui veille sur le cimetière, les criques de galets, les centres de colonies de vacances où j’ai eu l’occasion d’aller à l’âge de 10 ou 12 ans avec les éclaireurs de France, les fameuses soupes de poissons « Chez Lolo » (Charles ZURLI) qui a fait la fierté du village (restaurateur pied-noir et enfant du pays aujourd’hui disparu et enterré au cimetière Européen du village), tels sont les ingrédients qui singularisent le charme d’HERBILLON pour tous les anciens.
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de vous régaler à la lecture du document transmis par Jean-Claude Rosso et que vous pourrez ouvrir en cliquant sur l’image ci-dessous :

Jacky Colatrella

Doigt animé

CHETAÏBI (Herbillon)

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Dis Papy … Les bombardements (suite et fin)


Chers amis lecteurs de SkikdaMag,
Voilà ! C’est la fin : Claude a terminé son récit ; la partie qu’il m’avait confié avant de nous quitter. Peut être avait il projeté d’en dire davantage, mais lui seul le savait. Toujours est il qu’il nous a régalé, qu’il en soit remercié.
Claude tu es toujours dans nos cœurs ; bravo l’artiste !
Bien à vous,
Jacky Colatrella
P.S : Veuillez cliquer sur l’image ci-dessous pour ouvrir la dernière partie du récit de Claude.

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Le village de Saint-Charles


Chers fidèles lecteur de SkikdaMag,
Aujourd’hui Jean-Claude ROSSO nous propose l’histoire du village de SAINT-CHARLES située à 17 km au Sud de PHILIPPEVILLE et à 67 Km de CONSTANTINE son chef lieu de département.
A la tête d’une expédition partie de BÔNE, le général VALEE prit CONSTANTINE le 13 octobre 1837. Dès lors la nécessité de mettre cette ville en communication avec la mer, par la voie la plus courte, se fit immédiatement sentir. Le 7 octobre 1838 il fondait PHILIPPEVILLE près de l’emplacement de l’ancienne RUSICADA. En 1841, la banlieue de PHILIPPEVILLE reçut des colons agricoles (65O en 1851).
En 1844 furent créés les villages de VALEE, DAMREMONT, SAINT ANTOINE, EL ARROUCH et en 1847 SAINT CHARLES. Ce denier centre est créé par le colonel BARTHELELMY, dès 1846, sur un territoire de 12 000 hectares. Le village de l’Oued ZERGA reçoit le nom de SAINT-CHARLES à sa création officielle par ordonnance royale en date du 6 avril 1847.
Dès la création du village, 30 familles obtinrent des concessions ; le plus grand nombre de 9 à 11 hectares de terres déjà défrichées par les tribus indigènes, 4 concessions de 60 hectares et 2 de 200 hectares. 21 de ces concessionnaires sont des cultivateurs, 9 sont des militaires retraités.
Installées en 1850, quelques années après, ces familles avaient presque totalement disparues ; quelques colons moururent avant d’avoir creusé un seul sillon avec leur charrue. Jusqu’en 1857, les concessions passent en plusieurs mains.
C’est à cette époque qu’une communauté anabaptiste alsacienne est transplantée à SAINT-CHARLES. Le rapport sur la colonisation mentionne que « les anabaptistes qui figurent sur le dénombrement quinquennal habitent la commune depuis quatre ans environ. Je n’ai qu’à me louer de leur conduite morale et religieuse – dit le Gouverneur. – ils sont français. Comme occupation ils se livrent à la culture avec beaucoup d’entendement et de soins. »
SAINT-CHARLES, maintenant un village très salubre, est érigé en Commune de plein exercice le 28 Août 1861. Cette région est devenue l’une des plus riches de l’arrondissement. De très grands domaines complantés en vignes donnent un vin excellent et réputé. De belles orangeries s’étendent sur les deux bords du SAF-SAF où elles puisent pendant l’été, l’eau nécessaire aux arrosages…
En 1955, où il eut à souffrir des émeutes du 20 Août, SAINT CHARLES avait 1 537 habitants dont 294 Européens.
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture et remercier Jean-Claude ROSSO de nous avoir fourni ce document exceptionnel.
Jacky Colatrella

P.S : Veuillez cliquer sur l’image ci-dessous pour ouvrir le fichier PDF :


Carte de St-Charles

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Dis Papy … Les bombardements


Chers amis,
Claude n’est plus parmi nous mais sa mémoire est toujours là.
Aujourd’hui il nous raconte comment il a vécu les bombardements de notre cité.
Les sirènes, la décente dans les abris, le sifflement des bombes et la riposte des alliés.
Il n’a pas oublié non plus les commentaires « gratinés » et l’insouciance des jeunes ados en pareille circonstance.
Merci Claude !
Bonne lecture,
Bien à vous.
Jacky Colatrella

Veuillez cliquer sur l’image ci-dessous pour ouvrir le fichier PDF :
Avion Stuka allemand

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Dis Papy… Ma vie militaire


Chers amis et fidèles lecteurs de SkikdaMag,
C’est toujours avec un pincement de cœur à l’idée que mon « copain » d’enfance, Claude Stéfanini, est toujours là ; lui avec lequel je jouais aux petits soldats de plomb dans l’arrière boutique du salon de coiffure de mes parents alors que nous étions gamins, que je met en ligne ses mémoires qu’il m’avait confié peu de temps avant sa mort.
Aujourd’hui c’est de son service militaire dont il va vous parler. Nous sommes en 1958 durant la guerre d’Algérie, sursitaire, marié et père d’un enfant Claude est affecté à un régiment d’artilleurs. Les classes, le Djebel, les copains … c’est de tout cela dont il va être question à travers ce magnifique récit.
Bonne lecture et surtout n’hésitez pas à laisser un commentaire auquel il aurait tant aimé pouvoir répondre.
Bien à vous.
Jacky Colatrella (Le fils du coiffeur de la rue Valée)

Veuillez cliquer sur la photo ci-dessous pour ouvrir le fichier PDF.Photo Militaires dans le djebel

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PHILIPPEVILLE raconté par Jean Claude ROSSO


Chers fidèles lecteurs de SkikdaMag,
Jean Claude ROSSO vient de réaliser un magnifique PDF sur notre cité : « PHILIPPEVILLE » ; située à 345 km à l’Est d’ALGER et à 72 km à l’Ouest de BÔNE (sa rivale) et à 65 Km au Nord-est de CONSTANTINE, son chef lieu départemental.
Il retrace, fidèlement, l’histoire de notre ville à travers les siècles.
De l’époque Phénicienne, où la ville se nommait TAPSUS du nom du fleuve dont elle était voisine et qui coulait entre les deux collines du BENI-MELEK et du SKIKDA. Puis dans l’antiquité Punique, RUSICADA « Le Cap du Phare » succède à TAPSUS. La Colonie Romaine laissa une profonde empreinte. La Voie des Tombeaux de RUSICADIA à STORA, dit bien l’importance du rôle que joua RUSICADA à cette époque.
Les citernes construites par les Romains ont servi encore au milieu du 20e siècle, à l’alimentation en eau potable de la ville de PHILIPPEVILLE. A l’endroit même de la place MARQUE s’élevait un jet d’eau de 4 mètres de haut produit par la pression des eaux qui s’écoulaient des citernes construites sur les collines du BENI-MELEK, 18 gradins les déversaient à la mer. Du Théâtre « le plus grand découvert en Algérie » partait un souterrain qui aboutissait au port.
De la belle romaine devenue ruine, le général VALLE ne trouva que de misérables gourbis en 1838. Le Génie militaire dresse les plans de la future cité. A l’Est, l’armée aura ses bâtiments, casernes, arsenal, écuries. A l’Ouest s’étageront les résidences civiles. Le ravin séparant les deux portions deviendra son axe central et débouchera face à la darse. La ville devint, en 1838, PHILIPPEVILLE issu du nom du Roi des français d’alors.
Un état sanitaire épouvantable régnait, provenant des marais qui infestaient toute la plaine du SAF-SAF jusqu’à EL-ARROUCH. Dans les premiers mois de 1839, huit cents émigrants s’installèrent dans des baraquements. Ces condamnés à mort, héroïques, méritent mieux que l’oubli, car c’est grâce à leur sacrifice anonyme que cette région que les Turcs « N’ONT JAMAIS PU FRANCHIR » est devenue l’une des plus belles et des plus fécondes de l’Algérie..
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture du document transmis par Jean Claude ROSSO que je remercie, au nom de tous, pour ce remarquable travail.
Bien à vous,
Jacky

Doigt animé

12-Réalisation du port

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Dis papy… El Guerrah


Chers lecteurs de SkikdaMag,
Après le tragique 20 aout 1955, Claude fût nommé à El Guerrah, le 29 septembre 1955, avec effet du 1e octobre… et le voilà de nouveau parti… pour une nouvelle aventure !
Bonne lecture,
Bien à vous
Jacky

P.S : Cliquez sur la photo de la gare d’El Guerrah (Le fichier est un peu lent à charger, veuillez patienter)

Doigt animé

El GUERRAH-La Gare

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